1996 J'écris "La révolution des fourmis".

1996 J'écris "La révolution des fourmis".
Dans la "La révolution des fourmis" je recherche une méthode pratique pour réussir une révolution douce non violente, sans effet spectaculaire, pour changer les mentalités et sortir du système des castes qui je crois sclérose la société française moderne. Internet me semble l'outil pour y parvenir. Je mets au point le concept de VMV (recherche de la voie de moindre violence) et d'Arbre des futurs (système permettant de voir tous les futurs possible sur un grand diagramme). Plus le concept de "Infra-world", le jeu où les pièces sont tellement intelligentes qu'elles sont prêtes à recevoir le don du libre arbitre.



D'un côté, les fourmis. Elles se demandent si nous sommes des monstres géants ou des dieux infinis. De l'autre, nous, les hommes. Au mieux, nous sommes indifférents à ces êtres minuscules. Au pire, nous nous acharnons à les écraser. Pourtant, après des millénaires d'incompréhension, les deux civilisations les plus évoluées de la planète vont peut-être se rencontrer, se comprendre, se connaître enfin.


NOTE DE L'AUTEUR
Ce livre a été écrit après l'échec des Thanas. L'idée était de faire un manuel pour faire la prochaine révolution. Une révolution qui ne fait pas couler le sang mais qui utilise internet. Pour que les idées soient jugées sur leurs valeurs et non sur l'apparence ou le statut de celui qui les émet. Les Fourmis ont un système où les idées circulent de manière fluide. Internet aussi. Donc j'ai pensé si la révolution communiste c'est "les soviets plus l'électricité" la Révolution des Fourmis c'est "les individus plus internet".

# Posté le jeudi 17 février 2005 15:50

Modifié le mercredi 23 mai 2007 08:40

1994 Publication des "Thanatonautes".

1994 Publication des "Thanatonautes".
Le thème en est la conquête du paradis par des nouveaux aventuriers explorateurs, les thanatonautes (j'invente le mot à partir de deux racines grecques, "thanatos" le dieu de la mort et "nautis" explorateur). J'étudie pour écrire ce livre les religions, les mythologies, les rites primitifs des tribus d'Australie et d'Amérique, le livre des morts tibétains et le livre des morts égyptiens. J'essais de trouver les points communs entre tous ces textes sacrés. Puis une fois que j'ai digéré ces connaissances, je mets tout cela en scène afin que le lecteur vive en direct à la première personne du singulier et au présent ce qui pourrait être sa propre découverte du paradis.

LES THANATONAUTES

L'homme a tout exploré: le monde de l'espace, le monde sous marin, le monde souterrain; pourtant il lui manque la connaissance d'un monde : le continent des morts. Voilà la prochaine frontière. Michael Pinson et son ami Raoul Razorbak, deux jeunes chercheurs sans complexe, veulent relever ce défit et, utilisant les techniques de médecine mais aussi d'astronautique les plus modernes, partent à la découverte du Paradis.

Leur dénomination? Les thanatonautes. Du grec thanatos (divinité de la mort) et nautès (navigateur). Leur guide? Le livre des morts Tibétains, le livre des morts Egyptiens, mais aussi les grandes mythologies et textes sacrés de pratiquement toutes les religions qui semblent depuis toujours avoir su ce qu'étaient le dernier voyage et le "véritable" Paradis. Peu à peu les thanatonautes dressent la carte géographique de ce monde inconnu et en découvrent les décors immenses et mirifiques. Le mot terra incognita recule en même temps que, jour après jour, on apprend ce qui nous arrive après avoir lâché notre dernier soupir


NOTE DE L'AUTEUR
Deux ans et demi d'enquête sur la mort, sur les mystiques, sur les religions.
Les Thanatonautes c'est aussi mon livre le plus brut.
Certains passages ont été écrits en écriture automatique. C'est-à-dire qu'il n'y avait pas d'intention d'intégrer le récit à une intrigue, mes doigts couraient tout seul sur le clavier et je relisais après pour découvrir ce que j'avais écrit.
J'ai très peu changé la structure de la première mouture. Tout simplement parce que je ne comprenais pas bien pourquoi j'avais écrit ça comme ça et que ça m'intriguait.
Encore maintenant ce livre exerce sur moi une étrange fascination. Plus tard j'ai d'ailleurs compris pourquoi j'avais ainsi rédigé certains passages. Parfois je rencontre des lecteurs qui me parlent des Thanas et qui semblent avoir compris plus de choses que moi dans ce livre. Ca m'amuse beaucoup. C'est ça aussi le plaisir de l'écriture.
Les Thanas, du fait de son relatif échec commercial est devenu mon petit livre boiteux. Et donc celui pour lequel j'ai paradoxalement le plus d'affection.

# Posté le jeudi 17 février 2005 15:48

Modifié le vendredi 18 février 2005 15:14

1993 Publication de "L'Encyclopédie du savoir relatif et absolu",

1993 Publication de "L'Encyclopédie du savoir relatif et absolu",
a partir de mes petites notes sur tout ce que je découvre de marrants ou de bizarres.



L'ENCYLOPEDIE DU SAVOIR RELATIF ET ABSOLU


Découvrez, enfin reconstituée dans son intégralité originelle, l'Encyclopédie qui révèle le secret de la pierre philosophale et celui du pain, les projets des tyrans les plus vils et les plus belles utopies, les rencontres des civilisations humaines et animales, le sens caché des fugues de Bach et la naissance de l'esclavage chez les rats.



NOTE DE L'AUTEUR
Le vrai titre de ce livre est évidemment l'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu. Ce sont les petits passages d'Edmond Wells, plus des tas d'autres petits trucs qui traînent et que je n'avais pas pu passer dans les romans. Je l'ai fait avec Guillaume Aretos qui depuis a fait une carrière éblouissante aux States dans le cinema où il fait les effets spéciaux des films en image de synthèse. J'aime bien ce bouquin. Parce qu'il ne se lit pas, il se picore. Ca me semble un nouveau comportement de lecteurs, zapper dans les chapitres alors voilà qui est fait pour ces lecteurs. J'espère cependant qu'ils sont aussi capables de se lancer dans mes gros livres paquebots qui eux ne se picorent pas.

# Posté le jeudi 17 février 2005 15:46

Modifié le vendredi 18 février 2005 15:09

1992 Publication du "Jour des fourmis".

1992 Publication du "Jour des fourmis".
Je n'avais pas prévu de faire une suite, mais j'étais énervé que l'on me fasse passer pour un spécialiste des fourmis. Mon propos était de parler de l'humanité et non des insectes. Donc j'utilise la même vitrine pour tenir un discours totalement différent. Dans le "Jour des fourmis" j'appuie à fond sur l'aspect polar et réflexion philosophique. En plus des 4 heures d'écriture matinale de 8h30 à 12h30, j'ajoute 1 h d'écriture de nouvelles de 18h à 19h. Avec pour principe un début, un milieu et une fin inattendue. J'utilise pour cela des structures assez proches des blagues ou des tours de magie. Une règle, ne pas laisser de début de nouvelle en chantier. Il faut tout boucler en une heure même si je ne trouve pas la chute, je prends vite la première idée qui me vient.





LE JOUR DES FOURMIS

Sommes-nous des dieux? Sommes-nous des monstres? Pour le savoir, une fourmi va partir à la découverte de notre monde et connaître milles aventures dans notre civilisation de géants. Parallèlement, un groupe de scientifiques humains va, au fil d'un thriller hallucinant, comprendre la richesse et la magie de la civilisation des fourmis, si proche et pourtant si peu connue. On est comme aspiré par ce roman qui se lit d'une traite.

Sans s'en apercevoir, pris par le suspens et la poésie, on apprend toute sorte d'informations étonnantes et pourtant vraies. Après le succès international de son premier livre, «Les Fourmis», Bernard Werber, jeune écrivain français, s'est imposé comme l'inventeur d'un nouveau style de littérature, à cheval entre la saga d'aventure, le roman fantastique et le conte philosophique. «Le Jour des Fourmis», traduit en 22 langues, couronné du grand prix des lectrices de Elle, a été mis au programme de certaines classes de français, de philosophie et même de... mathématiques. Bien au delà du thème des fourmis, il s'agit là d'un vrai livre initiatique qui nous oblige à réfléchir sur notre place dans l'univers.
© Albin Michel


NOTE DE L'AUTEUR
Celui-là je l'ai écrit parce que j'avais l'impression que personne n'avait compris tous les sous-entendus du premier. C'était une manière de mettre les points sur les i.
Je me suis un peu plus laissé aller et j'ai soigné l'aspect "spectaculaire".
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# Posté le jeudi 17 février 2005 15:45

Modifié le vendredi 18 février 2005 15:04

1991 Mars - Publication des "Fourmis" chez Albin Michel.

1991 Mars - Publication des "Fourmis" chez Albin Michel.
Depuis le temps que j'attendais ça. Grand bouleversement dans ma vie...


Le temps que vous lisiez ces lignes, sept cents millions de fourmis seront nées sur la planète. Sept cents millions d'individus dans une communauté estimée à un milliard de milliards, et qui a ses villes, sa hiérarchie, ses colonies, son langage, sa production industrielle, ses esclaves, ses mercenaires... Ses armes aussi. Terriblement destructrices.
Lorsqu'il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle enthomologiste, Jonathan Wells est loin de se douter qu'il va à leur rencontre. A sa suite, nous allons découvrir le monde fabuleusement riche, monstrueux et fascinant de ces "infra-terrestres", au fil d'un thriller unique en son genre, où le suspens et l'horreur reposent à chaque page sur les données scientifiques les plus rigoureuses. Voici pour la première fois un roman dont les héros sont des... fourmis !


NOTE DE L'AUTEUR
C'est le premier. Commencé à 16 ans.
Ecrit avec une discipline de quatre heures et demi tous les matins.
Le livre est construit sur l'architecture de la cathédrale d'Amiens.
Pour moi, dans le premier, il y avait tout en germe. Mais tout étant à peine évoqué, effleuré sous-entendu, il fallait poursuivre.

# Posté le jeudi 17 février 2005 13:18

Modifié le vendredi 18 février 2005 14:55